Planète Nature - Géothermie profonde - 17 juin 2007
La séquence “PLANETE NATURE” du dimanche 17 juin 2007
Patrick Bauwens nous invite ce matin dans le cadre de Planète Nature à découvrir le principe fascinant de la géothermie profonde…
"La nature est sans préférences, et l'homme, malgré tout son génie, ne vaut pas plus pour elle que n'importe laquelle des millions d'autres espèces que produisit la vie terrestre."
C’est extrait des Pensées d'un biologiste de Jean Rostand
La géothermie à très grande profondeur ouvre des perspectives nouvelles dans le domaine des énergies renouvelables. En bref, cela consiste à forer deux puits parallèles de cinq kilomètres de profondeur dans la roche granitique.
En effet, lorsqu’on s’enfonce dans les entrailles de la Terre, et que l’on se rapproche du magma en fusion,la température monte de 30 degrés centigrades tous les kilomètres. A 5.000 mètres de profondeur la roche est donc à peu près à 165 °Centigrade, de quoi réchauffer l’eau que l’on injecte dans un puits et la faire ressortir dans l’autre sous forme de vapeur brûlante. Il est facile ensuite d’alimenter une turbine et de produire de l’électricité. Cette énergie renouvelable, inépuisable et non polluante pourrait remplacer à terme toutes les énergies fossiles utilisées.
Une prochaine expérience menée à Soultz-sous-Forêts, près de Strasbourg en France, sera à cet égard décisive. Cette nouvelle technologie utilisée pour récupérer la chaleur naturellement stockée dans le sous-sol de notre planète n’a jamais été mise en pratique à grande échelle Le potentiel offert par des sites favorables à la production d’énergie par géothermie profonde est considérable,… de l’ordre de 110 000 mégawatts, soit la puissance actuelle du parc français de production d’électricité. Mais cette géothermie profonde, qui peut être exploitée sur un même site pendant au moins 20 ans, ne sera compétitive que lorsqu’une dizaine de sites existeront en France et totaliseront une capacité de plus de 300 mégawatts.
L’Europe aurait donc tort de se priver de cette énergie qui ne pollue pas et qui permet, à un coût d’exploitation minime, de lutter contre l’effet de serre. Ainsi, on estime à 78 Euros le prix d’une tonne de CO2 évitée par la réalisation et l’exploitation d’une installation géothermique, contre 810 Euros par l’exploitation d’une installation solaire thermique.
Chez nous en Belgique une experience pilote est le réservoir géothermique du Hainaut qui permet une exploitation de type géothermie de basse énergie, utilisé en directe sous forme d’un système de chauffage urbain.
Ces installations géothermiques en Hainaut se trouvent à Saint-Ghislain et à Douvrain. Un troisième puits géothermique existe à Ghlin, mais il n’est pas en exploitation.
Ces trois ouvrages fournissent des eaux entre 65 et 75 °C, fortement minéralisées.
Ils sont artésiens, c’est-à dire que l’eau en jaillit naturellement à plusieurs bars de pression Depuis sa mise en service, le puits de Saint-Ghislain fourni environ 36.000 GigaJoules chaque année, La géothermie profonde…c’est promis nous en reparlerons !
Patrick Bauwens nous invite ce matin dans le cadre de Planète Nature à découvrir le principe fascinant de la géothermie profonde…
"La nature est sans préférences, et l'homme, malgré tout son génie, ne vaut pas plus pour elle que n'importe laquelle des millions d'autres espèces que produisit la vie terrestre."
C’est extrait des Pensées d'un biologiste de Jean Rostand
La géothermie à très grande profondeur ouvre des perspectives nouvelles dans le domaine des énergies renouvelables. En bref, cela consiste à forer deux puits parallèles de cinq kilomètres de profondeur dans la roche granitique.
En effet, lorsqu’on s’enfonce dans les entrailles de la Terre, et que l’on se rapproche du magma en fusion,la température monte de 30 degrés centigrades tous les kilomètres. A 5.000 mètres de profondeur la roche est donc à peu près à 165 °Centigrade, de quoi réchauffer l’eau que l’on injecte dans un puits et la faire ressortir dans l’autre sous forme de vapeur brûlante. Il est facile ensuite d’alimenter une turbine et de produire de l’électricité. Cette énergie renouvelable, inépuisable et non polluante pourrait remplacer à terme toutes les énergies fossiles utilisées.
Une prochaine expérience menée à Soultz-sous-Forêts, près de Strasbourg en France, sera à cet égard décisive. Cette nouvelle technologie utilisée pour récupérer la chaleur naturellement stockée dans le sous-sol de notre planète n’a jamais été mise en pratique à grande échelle Le potentiel offert par des sites favorables à la production d’énergie par géothermie profonde est considérable,… de l’ordre de 110 000 mégawatts, soit la puissance actuelle du parc français de production d’électricité. Mais cette géothermie profonde, qui peut être exploitée sur un même site pendant au moins 20 ans, ne sera compétitive que lorsqu’une dizaine de sites existeront en France et totaliseront une capacité de plus de 300 mégawatts.
L’Europe aurait donc tort de se priver de cette énergie qui ne pollue pas et qui permet, à un coût d’exploitation minime, de lutter contre l’effet de serre. Ainsi, on estime à 78 Euros le prix d’une tonne de CO2 évitée par la réalisation et l’exploitation d’une installation géothermique, contre 810 Euros par l’exploitation d’une installation solaire thermique.
Chez nous en Belgique une experience pilote est le réservoir géothermique du Hainaut qui permet une exploitation de type géothermie de basse énergie, utilisé en directe sous forme d’un système de chauffage urbain.
Ces installations géothermiques en Hainaut se trouvent à Saint-Ghislain et à Douvrain. Un troisième puits géothermique existe à Ghlin, mais il n’est pas en exploitation.
Ces trois ouvrages fournissent des eaux entre 65 et 75 °C, fortement minéralisées.
Ils sont artésiens, c’est-à dire que l’eau en jaillit naturellement à plusieurs bars de pression Depuis sa mise en service, le puits de Saint-Ghislain fourni environ 36.000 GigaJoules chaque année, La géothermie profonde…c’est promis nous en reparlerons !

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